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Bien avant les analyses de systèmes, la confiance a été longuement discutée en sociologie. A ce jour néanmoins, cette littérature ancienne n'a pas été complètement coordonnée même si de solides progrès ont été réalisés. Comme l'ont observé McKnight et Chervany (1996), il existe bien sûr beaucoup trop de définitions différentes de la confiance dans la recherche, rendant impossible de comparer les études pour dériver vers des conclusions méta-théoriques dans un espoir de les coordonner.
Beaucoup de littérature à propos de l'analyse des systèmes n'essaye pas d'adresser sérieusement le problème d'un manque de définition de la confiance, mais plutôt de produire une référence en s'appuyant sur le fait qu'une discussion est en cours. Beaucoup d'articles ont répété cette citation exacte de la confiance :
"La confiance (ou symétriquement la défiance) est un niveau particulier de la probabilité subjective avec laquelle un agent accomplira une action spécifique, à la fois avant que nous ne puissions suivre chaque action (ou indépendamment de sa capacité de même pouvoir la tracer) et aussi dans un contexte dans lequel cela affecte notre propre action." (Gambetta, tel que cité in Capra, 2004, p. 108)
Définition qui fait autorité. Ailleurs, beaucoup d'études utilisent des définitions de dictionnaire de confiance, disons la définition tirée du Webster ou celle de l'Oxford English Dictionary avant de migrer sur leurs problèmes proches. Alors que ces stratégies sont légitimes jusqu'aù stade où elles vont, elles ne couvrent néanmoins pas la totalité du travail. Quoique la situation laisse quelque chose restant à désirer, certaines ont été très loins en tant qu'attaques directes de la situation dans la recherche comme un chaos :
En général, il apparaîtrait que la confusion qui a existé dans les autres champs puisse être couchée dans le champ des sciences sociales. Par conséquent, alors que chaque chercheur en science sociale est prudent de baser son travail sur de la littérature établie, le travail collectif est en danger d'être chaotique du fait des incohérences des travaux desquels ils sont tirés. (Geffen, Rao, & Tractinsky, 2003, p.3)
Pour adresser ceci, ce qui suit est un cadre simplifié des meilleures conceptualisations existantes à ce jour.
Il n'est pas surprenant que la recherche sur l'analyse des systèmes ait échoué pour parvenir à un consensus sur ce que veut dire la confiance. Des études plus complètes (McKnight and Chervany, 1996; Chopra and Wallace, 2003) en sont venues à la conclusion que la littérature en sciences sociales a des définitions multiples de la confiance parce que chacune colle au champ étroit ou à la perspective de ses disciplines respectives, et par conséquent elles sont chacune comme des aveugles décrivant un éléphant. Pour résumer :
- Psychologie. La confiance est l'attribut ou les attributs personnels du "trustor" , allant de la façon dont il est prêt à faire confiance à quelqu'un d'autre jusqu'aux sentiments envers la personne en laquelle il fait confiance.
- Psychologie Sociale. La confiance est un phénomène de relations inter-personnelles.
- Sociologie. La confiance est structurelle. La confiance provient soit de la foi dans les institutions sociales comme le gouvernement ou de la connexion à travers les réseaux sociaux.
- Economie. La confiance est un mécanisme rationnel de choix.
Ce qui crée globalement trois catégories structurelles larges pour conceptualiser la confiance :
- Impersonnelle/Structurelle. La confiance est en respect des institutions sociales en train de contourner la situation. Par exemple, les régulations bancaires.
- Dispositionnelle. Est ce qu'une personne a plus ou moins confiance dans la nature humaine ?
- Personnelle/Interpersonnelle. La confiance est entre les parties dans cette situation.
Tout comme un modèle général sur la manière dont la confiance affecte un individu, provenant tant des définitions du dictionnaire vérifiées par la recherche, comme la confiance étant a) un sentiment personnel du trustor, b) de la façon dont la confiance doit être dans des attentes positives du trustee, c) ce qui induit quelque modification comportementale dans le trustor, a conduit Chopra et Wallace (2003) à définir la confiance de façon concise comme
"l'empressement de se fier à un autre spécifique, basée sur la confiance que la confiance de quelqu'un mènera à des aboutissements positifs." (p.333)
Pour conclure, la confiance a à la fois en elle-même des dimensions cognitives rationnelles et des dimensions émotionnelles affectives, une distinction qui lutte souvent dans la littérature d'analyse système (e.g. Camp, 2003). Alors que les économistes regardent la mécanique de choix rationnel comme une décicision cognitive pour la confiance, les psychologues étudient comment les états émotionnels mènent les personnes à la confiance ou à la méfiance. McKnight et Chervany (1996) s'arrangent pour combiner toutes ces vues disparates de la confiance dans le tableau suivant :
| Impersonnel | Personnel | Interpersonnel |
| Etat Affectif | Etat Cognitif | |
| Structurel | Disposition Attitude Sentiment | Attente Croyance Intention |
Contre ce cadre, nous pouvons placer les différentes dimensions que les personnes ont utilisées pour essayer de caractériser la confiance. Comme le décrivent Chopra et Wallace (2003) avec quelques modifications mineures à bouger les catégorisations mal placées, plus les dimensions décrites par McKnight et Chervany (1996) :
- Confiance en tant que personnalité caractéristique du trustor. Disposition à la confiance, attraction personnelle vers le trustee, attente, confiance, comportement, coopération, assurance.
- Fiabilité du trustee. Compétence (crédibilité, expertise, dynamisme), intentions positives (volonté, bienveillance, fidélité, motivations, ouverture d'esprit), éthique (ordre moral, intégrité, honnêteté, justesse, engagement moral, accomplissement d'obligations, obligations fiduciaires), prévisibilité (fiabilité, dépendance, cohérence, réceptivité, comportement comme attendu, sûreté, compréhension partagée)
- Situation. Contexte, confiance sociale (trust in trust), obligation du trustee envers le trustor,
Chopra et Wallace (2003) décrivent plus en profondeur que la confiance est développée par la prévisibilité (expérience passé avec le trustee), jugement (calcul fondé sur la preuve disponible, lien (relation émotionnelle), réputation et identification (partagions-nous une identité commune ?). Tandis que dans un article plus récent, McKnight et Chervany (2001) résument les facteurs d'historique (hygiène) qui sont nécessaires pour permettre le processus de développement de la confiance qui sont restructurés ici comme suit :
- Disposition à la confiance. La volonté de faire confiance à travers une large variété de situations ou de personnes dépend souvent de la personnalité propre de quelqu'un, telles que :
- Croyance dans l'humanité. On croit que les autres sont généralement droits, bien intentionnés et honnêtes.
- Attitude de Confiance. On croit que traiter avec des personnes bien intentionnées et de confiance mène à de meilleurs résultats.
- Empressement de confiance. On est préparés à se rendre soi-même vulnérable à l'autre personne.
- Jugement de fiabilité. Alors que la fiabilité en tant que trait personnel a été décrite au-dessus comme un concept multi-dimensionnel, produire un jugement personnel à propos de la fiabilité d'une autre personne implique au moins :
- Croyances de confiance. On croit que le trustee a des traits désirables. Le dégré de compétence et la prévisibilité, comme associés à la fiabilié au-dessus.
- Inentions de confiance. On se sent en sécurité à faire confiance ou à s'appuyer sur le trustee.
- Confiance future probable. On prévoit ou prédit qu'on fera confiance à l'autre personne.
- Normalité situationnelle. On croit qu'on se sent à l'aise quand la situation est normale ou favorable.
- Recours social. Là où les recommandations sont à propos du drainage d'un réseau social pour décider en qui faire confiance, le recours est le flux inversé où votre réaction dans ce réseau social se fait pour punir ou répondre afin de prédire un aboutissement réussi. La licence, les lois de vérification (par ex. punir le trustee pour malfaisance), les garanties, contrats, régulations, promesses, recours légaux et procédures, existent tous pour accroître la probabilité de succès.
Méfiance. Le dernier point, le recours social, les points vers lesquels la confiance contraste avec la méfiance. La confiance permet des gains plus élevés tandis que la méfiance évite la perte potentielle (Camp, 2003). Le long de l'axe des relations personnelles, interpersonnelles et structurelles, la méfiance est respectivement un niveau de la personne de prudence ou de défiance ; le niveau qu'elle désire pour contrôler une relation particulière interpersonnelle afin de se sentir en sécurité ; et un mécanisme (cad la prison) pour révoquer la confiance soit accordée ou présumée par défaut. Une définition raisonnable dit que la méfiance est le "manque de croyance ferme dans la compétence d'une entité pour agir de manière sûr, solidement et en de manière fiable dans un contexte spécifié." (Grandison and Sloman, 2000, p.3)
Dans les systèmes d'information, beaucoup d'essais ont été produits pour formaliser la confiance ou pour la modéliser avec la facilité d'implémentation par la machine. Les principes suivants sont communément gérés :
- La confiance est contextuelle / situationnelle. La confiance varie de situation en situation. Vous vous souciez plus de la compétence que de la bienveillance de la part de votre médecin, car vous ne voulez pas qu'il vous fasse du mal mais vous ne vous souciez pas beaucoup de savoir s'il fait ça pour l'argent. A ce stade, la bienveillance est la plus importante dans les relations parents / enfants. Alternativement, on fait confiance pour différentes raisons. On peut faire confiance à son mécanicien automobile pour opérer sur un moteur, mais pas sur un coeur.
- La confiance a des niveaux. Nous faisons confiance aux personnes à différents niveaux. On peut faire confiance à Joe plus qu'à Jacques comme mécanicien automobile, préférant par conséquence avoir Joe pour entretenir sa voiture. On peut aussi plus faire confiance à un CEO pour de l'information sensible qu'à un nouvel étudiant co-optée. On peut aussi faire plus confiance à sa femme qu'à la commère du quartier. Plus un collaborateur travaille avec succès dans une entreprise, plus on aura confiance pour lui allouer des responsabilités.
- La confiance n'est pas statique. La confiance change au fil du temps. Soit elle augmente quand les relations croissent, ou s'en va quand les personnes deviennent méfiantes, ou décroît au fil du temps quand nous perdons le contact avec les personnes. En pratique, peu de systèmes prennent cela en considération (Grandison and Sloman, 2000).
- La confiance est transitive. Comme le soulignent Grandison et Sloman (2000), la confiance est soit décidée fondée sur un jugement personnel ou basée sur une recommandation d'une autre partie de confiance. Si A a confiance en B et que B a confiance en C, alors A a confiance en C. Nous faisons souvent confiance aux autres pour produire pour nous nos jugements de confiance. On peut avoir confiance en son médecin de famille pour recommander un spécialiste ou une Association Médicale afin de certifier un médecin de famille ou le spécialiste. Beaucoup de chercheurs ont fait confiance à cet aspect de la confiance pour construire de la recommandation, de la réputation ou des systèmes de certification afin de conférer de la confiance fondée sur la position du trustee dans un réseau social en rapport avec le trustor, généralement automatiquement en modélisant explicitement ce réseau social.
Néanmoins, bien que la majorité des essais se soient concentrés sur la confiance transitive parce qu'elle était pratique pour la technique de modélisation, sans prendre en compte la pleine richesse de la façon dont les personnes utilisent véritablement lerus connexions sociales pour décider que la confiance mène à des systèmes erronés. Considérant que d'une part, les recommandations doivent aussi être de confiance (Abdul-Rahman & Hailes, 1997a), comme on peut ne pas croire son mécanicien automobile pour donner du conseil médical, ou différents niveaux de confiance dans les institutions tournant dans le Troisième Monde. Deuxièmement, la confiance n'est pas totalement transitive, mais seulement partiellement transitive. Si un ami recommande un comptable, il ne conclura pas automatiquement que l'argent peut être de confiance avec ce comptable., exigeant de nous d'évaluer nous-mêmes ce comptable (Reagle, 1996). En outre, la confiance est liée à des relations personnelles décrites comme ci-dessus, ainsi jusqu'à ce que le comptable ait été rencontré et qu'une relation personnelle soit construite nous ne nous ferons pas autant confiance l'un et l'autre que comme l'ami et le comptable. Aussi, les gens mentent, ils sont partials ou ont d'autres biais que nous ne pouvons pas imaginer — même si la plupart des articles sur ces systèmes fait de la production de cette hypothèse simplifiée pour la praticité de leurs modèles. Ce peut être dangereux si le système force un utilisateur à devenir vulnérable envers une partie qui, en dépit de ce que croit le modèle, n'est pas en bon terme avec lui. A la place, un modèle préféré est d'utiliser les recommandations pour identifier les candidats et puis de produire des jugements personnels et de construire des relations à partir de là.
Références
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Discussion
Il existe aussi une définition très différente de la confiance : la confiance est la quantité de dommages que vous permettez à quiconque d'être capable d'infliger à vous-même. Ainsi un haut niveau de confiance ne veut rien dire qui ne puisse aller mal mais cela veut dire que si quelque chose va mal cela blessera beaucoup. Dans cette définition, la confiance n'est ni une probabilité ni une estimation. Elle est mesurée par la partie que vous avez déjà exposée à votre opposant.
La quantité que quelqu'un d'autre (ou quelque chose) peut vous infliger est (tant que vous n'êtes pas omnipotent) indépendante de vous-même. Je ne pense pas que vous puissiez définir la confiance comme quelque chose d'indépendant de la personne qui fait confiance. -- ZbigniewLukasiak
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